I n f o s
s y n d i c a l e s

Mobilisations 2014

Un coût de production supérieur au prix de vente !

La baisse des cours de la viande bovine ne cesse d'inquiéter les éleveurs. Environ 300 agriculteurs ont manifesté jeudi 10 juillet au péage de Villefranche-sur-Saône (Rhône).
Au péage de Villefranche-sur­ Saône, les agriculteurs  des FDSEA de Saône-et-Loire et de plusieurs départements de Rhône-Alpes ainsi que des JA de ces deux mêmes entités ont manifesté jeudi 10 juillet contre la baisse des cours de la viande bovine. Ces éleveurs dénoncent la chute des cours des différentes catégories de bovin qui dure depuis un an. « Depuis l'an dernier, les prix ont diminué de 10% en moyenne et de 40 centimes par kilo de carcasse», explique François Garrivier, le président de la Fédération régionale bovine de Rhône-Alpes. « Il manque donc entre 200 et 250 euros par animal à l'abattoir ». Et le mouvement de baisse des cours ne s'arrête  pas. Toutes les semaines, les cours reculent de quelques centimes.

Un coût de production supérieur au prix de vente

L'élevage de bovin viande demande une mobilisation très importante de capitaux ; il faut trois euros de capital pour générer un euro de chiffre d’affaires d’où des endettements importants pour les exploitations les  plus récentes et des trésoreries de plus en plus tendues avec le recul des cours.
Une situation d'autant plus difficile que les prix de la viande payés au producteur sont inférieurs au coût de production souligne les éleveurs. « Selon le tableau de bord de l'Institut de l'élevage, un kilo de viande coûte 4,45 euros à produire alors que les éleveurs perçoivent environ 3,75 euros/kg aujourd'hui, souligne François Garrivier. Notre crainte est un effet ricochet sur le marché du broutard qui pourrait voir son cours baisser également. On est dans une spirale à la baisse et les éleveurs sont au bord de la rupture. On a d'ailleurs clairement senti l'exaspération de certains éleveurs à Villefranche-sur­Saône »

Trop de viandes importées

«On sent les citoyens réceptifs », explique François Garrivier. « Ils souhaitent manger de la viande française alors que nous ne pouvons pas la produire au même prix que la viande d'importation. Dans une situation d'excès d'offre, il faut que le marché intérieur s'élargisse. Nous demandons donc que les préfets mettent la pression pour que la restauration collective propose de la viande française et non de la viande d'importation. Aujourd'hui, sur les 400 000 tonnes de viande bovine servie en restauration collective, 80 % est importée. Dans les restaurants scolaires ou d'administration financés par des fonds publics, il n'est pas pensable que la viande ne soit pas française ! »
Aussi, pour marquer leur désaccord vis-à-vis de l'introduction de viande à bas coût en France.  Les éleveurs ont vidé le chargement d'un camion qui transportait du poulet venant de Roumanie et qui était destiné au marché français. Ils ont prélevé une partie des cartons qu'ils sont allés déposer en guise de protestation aux différentes préfectures des départements mobilisés.
« Nous allons maintenant mettre la pression dans les préfectures, puis demander un nouvel entretien avant la fin juillet avec le préfet de région afin qu’un effort soit fait sur l'approvisionnement en viande française la restauration collective », indique François Garrivier.
Cette mobilisation des éleveurs de viande bovine n'est pas la première, elle  fait suite à d'autres actions dans les grandes surfaces par exemple en juin dernier ou dans la restauration rapide. Le 19 février dernier, les éleveurs FDSEA et JA de Rhône-Alpes s'étaient mobilisés au centre-ville de Lyon devant un restaurant du leader de la restauration rapide pour interpeller les passants, les médias et les responsables des chaînes de fast food sur l'importance de l'achat de viande française pour la filière.

 

L'overdose réglementaire et administrative

Lundi 23 juin, à Villefranche-sur-Saône, les syndicats agricoles FDSEA et JA ont organisé un grand rassemblement pour dénoncer les contraintes administratives et réglementaires. Des élus du département ont répondu à cet appel.

L'overdose réglementaire et administrative

Dans quelques semaines, la France sera peut-être championne du monde de football. Ce qui est sûre, c'est qu'elle l’est déjà en agriculture en matière de non compétitivité ». En faisant allusion à l'actualité sportive, Dominique Despras, le président de la FDSEA, et son équipe voulaient stigmatiser les nombreuses contraintes administratives et réglementaires imposées par les Pouvoirs publics. À ce titre, les 2 syndicats agricoles, FDSEA et JA, ont souhaité interpeller les élus et les parlementaires, jouant un rôle fondamental dans la prise de décisions et la remontée des inquiétudes du terrain. Lundi 23 juin, au soir, députés, sénateurs, conseillers généraux et maires du département ont répondu à cet appel. Plus de 200 agriculteurs se sont aussi mobilisés en se réunissant sur la place des Arts, devant la sous-préfecture de Villefranche-sur-Saône.

Tour à tour, les représentants de chaque filière se sont exprimés, en critiquant notamment la politique environnementale menée par le gouvernement. Vincente Pestre, secrétaire général de la FDSEA, s'est offusqué des propositions de loi allant à l'encontre de l'agriculture.

« À force de tendre vers le « toujours plus propre », notre travail sera mis en péril par rapport à nos concurrents dont la législation est beaucoup plus souple. Nous sommes les champions du monde des contraintes environnementales. On ne peut pas lutter face à une nature qui est notre outil de travail et que nous respectons. Nous ne sommes pas des pollueurs », a­t-il lancé, avant que Sébastien Mazallon, président des Jeunes agriculteurs du Rhône, ne reprenne cette idée. « Les vacances estivales approchent. Vous croyez que les embouteillages sur les autoroutes ne créent pas plus de pollution ? », a-t-il questionné, en regardant les élus.

Présent sur place, Jo Giroud, président de la chambre d'agriculture du Rhône, interpellait lui aussi les élus. « La multiplication des réglementations phytosanitaires et administratives devient problématique. Il faut établir des règles applicables sans détruire notre agriculture. Les administrations et les politiques doivent avoir conscience que l'agriculture prend actuellement une pente descendante. On régresse dans toutes nos spécialisations », a-t-il affirmé.

Parmi les élus ayant répondu à l'appel des 2 syndicats, Patrice Verchère, député UMP du Rhône, a donné son point de vue sur la situation actuelle. « Les agriculteurs ont raison de se mobiliser : On se rend compte que cela va trop loin et qu'une pause législative est nécessaire. Il faut faire preuve de bon sens », a-t-il déclaré, faisant notamment allusion à l'amendement sur l'interdiction des épandages de produits phytosanitaires à une certaine distance des lieux publics sensibles (écoles, crèches, hôpitaux, maisons de retraite...). Cet amendement doit être soumis au débat lors de l'examen de la loi d'avenir pour l'agriculture en commission parlementaire cette semaine et en séance publique les 7 et 8 juillet. Elisabeth Lamure, sénatrice et maire de Gleizé, a également dénoncé cet amendement. Moment choisi par Vincent Pestre pour conclure cette mobilisation: « la partie n'est pas encore jouée mais elle est loin d'être perdue ».

 

Directive Nitrate : Complexité d’application et non-sens agronomique !

Le 10 avril, les Jeunes Agriculteurs du Rhône et de la Loire avaient invité l’administration et les élus dans la Loire pour faire état de l’application du 5e programme d’actions de la directive nitrates. Une rencontre qui faisait suite à une visite de l’administration le 31 mars dans le Rhône.

Une centaine d'agriculteurs de la Loire et du Rhône, principalement des monts du Lyonnais avaient fait le déplacement dans la Loire jeudi 10 avril, à l'appel des syndicats JA des 2  départements, pour aller à la rencontre des représentants de la DDT, de la Draaf et de la Dreal et aborder avec eux le 5e programme  d'actions régional de la directive nitrates. Ce sont les membres du Gaec du Polisan, à Saint-Héand, Lucie, Hervé et Bruno Cizeron, qui accueillaient cette action sur leur exploitation, largement impactée par ce nouveau programme. Gilles Fechner, responsable de l'unité bâtiments d'élevage et pollutions agricoles à la DDT de la Loire, a rappelé le contexte de la réforme du programme d'actions nitrates.
Le représentant de l'administration a pu expliquer que le 5 e programme reste sur les mêmes thématiques que le précédant [périodes d'interdiction d'épandage ; capacités de stockage d'effluents ; équilibre de fertilisation  des cultures ; documents d'enregistrement des pratiques de fertilisation; respect d'un plafond de170 kg N organique /1ha SAU ; conditions d'épandage [cours d'eau, pente, neige, gel] ; couverture des sols en interculture; bandes végétalisées permanentes au bord des cours d’eau (BCAE).
Il est ensuite revenu sur les mesures qui sont les plus problématiques pour les exploitations des 2 départements. Concernant la capacité de stockage des effluents d’élevage, elle est fonction de la localisation de l’exploitation, du cheptel et du mode de conduite. Elle doit permettre de couvrir les périodes minimales d’interdiction d’épandage et de tenir compte des risques supplémentaires liés aux conditions climatiques.

La notion de pente

Autre mesure que les agriculteurs n'acceptent pas : les conditions d'épandage des fertilisants azotés, fixées par rapport aux cours d'eau, aux sols en pente, aux sols détrempés et inondés, aux sols enneigés et  gelés. Comment faire lorsqu'une parcelle a plusieurs types de pente ? Comment calcule-t-on la pente ? Quelle est la définition d'un talus en bas de pente pour pouvoir épandre sur des prairies de plus de six mois ayant une pente supérieure à 20 % ? Le représentant de la DDT a annoncé qu'un groupe de travail s'est récemment réuni au niveau national. « Des pistes sont à l'étude. Les choses bougent. »  Pour les agriculteurs, le nouveau calendrier des périodes où l'épandage est possible n'est pas adapté à l'agronomie.
L'exploitation du Gaec du Polisan compte 84 ha, avec une production de lait [quota de 550 000 l] et de veaux du Velay [50 par an]. Sur les 72 ha du pland'épandage, 42 ha sont jusqu'à présent épandables. Les associés ont fait leurs calculs si la réglementation du 5e programme s'applique telle qu'elle est présentée actuellement, « il nous reste 8 ha pour épandre du lisier et 18 ha pour épandre du fumier : 24 ha n'auraient plus d'apport minéral. Au final, ça nous fait 50 t de maïs ensilage et 50 t d'ensilage d'herbe en moins, sans compter les pertes en foin ». Hervé Cizeron de poursuivre : « si les agriculteurs respectent les normes, c'est un tiers des terrains  des Monts du Lyonnais qui n’auront plus d'apport minéral. Les stocks vont diminuer, les emplois induits aussi ». Enfin, un peu provocateur : « c'est impossible d'appliquer certaines mesures. Par contre, la réglementation ne nous empêche pas de concentrer le lisier sur le peu d'hectares qui resteraient épandables... ».

 

Assemblée Générale des Jeunes Agriculteurs du Rhône. Vendredi 21 février - Sarcey

Agriculteur, vers l’autonomie de son entreprise 

Comprise dans la sphère agricole européenne, l’agriculture rhodanienne évolue avec son temps et doit suivre les orientations communautaires et nationales. L’agriculteur n’est plus à considérer uniquement comme un professionnel travaillant avec les éléments de la terre et du vivant, mais bien comme un chef d’entreprise. Par quels objectifs d’entreprise les agriculteurs souhaitent-ils diriger leurs pratiques agricoles et, de façon générale, leur exploitation ? Qui plus est, l’agriculture ne se mesure plus à l’échelle de l’exploitation agricole mais bien à l’échelle d’un maillage territorial, de plus en plus complexe. L’agriculture doit répondre aux attentes politiques et sociétales se multipliant d’année en année. Quelle place donne-t-on aujourd’hui à notre agriculture sur notre territoire rhodanien ?
Après une brève contextualisation de notre agriculture au sein de son territoire rhodanien, nous verrons les différentes initiatives prises pour gérer aujourd’hui les effluents de son exploitation. Ensuite, nous montrerons des pistes de réflexion concernant l’évolution de la génétique agricole. Enfin, la dernière partie de ce rapport synthétisera l’ensemble des éléments apportés.

 

Mobilisations 2013

Action : Récolte de lait ! Décembre 2013

Des camions de lait vers l’Italie

Entre le 2 et 4 décembre, environ 75 000 litres de lait produits dans le département sont partis pour l’Italie.

Le contexte de cette action syndicale est sans aucun doute le prix payé aux producteurs. En effet les entreprises françaises, aux regards des indicateurs nationaux, ne paie pas le lait à sa juste valeur. De plus les négociations sont difficiles. Si le marché du lait d’excédent français est dépassé, ce n’est pas le cas pour celui de l’Italie. Des contacts ont donc été pris avec une entreprise milanaise qui accepte de payer 490 euros les 1 000 litres de lait. L’idée est à la fois de montrer qu’il existe des marchés où une valorisation supplémentaire est possible et que les producteurs sont capables d’aller la chercher eux-mêmes.

Une trentaine de producteurs ont ainsi été collectés sur les secteurs de Tarare/ Saint-Laurent-de-Chamousset, Saint-Symphorien-sur-Coise et Lamure-sur-Azergues/ Amplepuis.

 

Sauvons l'élevage - Vendredi 12 avril 2013

250 producteurs du Rhône étaient parmi les manifestants le 12 avril à Lyon.

800 éleveurs à Lyon !

Difficile de passer à côté pour qui se trouvait à Lyon vendredi 12 avriL D'autant que les chiffres impressionnent: 2 000 manifestants en Rhône-Alpes, BOO éleveurs à Lyon, dont 250 professionnels du Rhône. La mobilisation nationale en faveur de l'élevage à l'appel de la FNSEA et ses actions en régions ont atteint leurs objectifs. En termes de participation, avec 15 000 manifestants partout en France. En termes d'impact médiatique aussi.
Dès le milieu de la matinée, la ville de Lyon a vu affluer des groupes de tracteurs, venant pratiquement tous des communes du département, proximité oblige. Ils étaient près d'une centaine à s'être massés dès le milieu de la matinée autour de la place Bellecour, en plein centre-ville, avant de se placer à r arrière du cortège des manifestants qui devait se rendre à la préfecture, de l'autre côté du Rhône.
« L'élevage était bien là!, a déclaré Mikaël Gonin, président des Jeunes agriculteurs du Rhône, au lendemain de la mobilisation lyonnaise. « Nous avons été surpris par le nombre de manifestants. Cela fait du bien de voir les jeunes se mobiliser. Cela montre aussi malheureusement que le malaise des éleveurs est profond », a-t-il ajouté.
Pourtant, ce n'était pas gagné d'avance, comme le rappelle Dominique Despras. président de la FDSEA du Rhône. « En tant que responsable syndical et co-organisateur de l'action régionale, je dois dire que la mobilisation est allée au-delà de nos espérances. Cela montre aussi la légitimité de notre réseau et la nécessité d'être rassemblés autour de causes communes pour exercer un vrai lobbying », a-t-il indiqué.
Avant de s'en prendre à la « démagogie » dont use la grande distribution : « la revalorisation des prix obtenus par les producteurs ne doit pas affaiblir les entreprises. Si la grande distribution veut sauver les éleveurs, elle doit aussi accepter une répercussion sur les prix au consommateur», a lancé le président du Rhône.

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Prix du Lait - Blocage de la Préfecture le 14 mars 2013

PRIX DU LAIT. Le préfet de région, Jean-François Carenco, a réuni le 14 mars tous les acteurs de la filière laitière, des producteurs aux distributeurs. Afin de peser dans les débats, des agriculteurs ont bloqué l'entrée de la préfecture le temps de la rencontre.

Une situation d'urgence !

Une centaine d'exploitants membres de la FDSEA du Rhône et des Jeunes agriculteurs de Rhône-Alpes se sont retrouvés mercredi 14 mars devant les grilles de la préfecture de Rhône-Alpes à Lyon. La mobilisation coïncidait avec la réunion régionale entre les représentants des producteurs de lait, de la transformation laitière et de la grande distribution, qui était programmée ce jour-là sous l'autorité du préfet de région, Jean-François Carenco. La mobilisation faisait également suite à une série d'actions dans des grandes surfaces qui avaient eu lieu dans les départements voisins les jours précédents. " Nous sommes là pour mettre la pression à la grande distribution», a lancé Dominique Despras, président de la FDSEA, face aux producteurs présents rue de Bonnet. Le cortège avait bloqué la voie avec des tracteurs et des bottes de paille et s'était installé juste en face de l’entrée principale du bâtiment, afin de« retenir les représentants de la grande distribution quand ils partiront, pour entendre ce sur quoi ils se sont engagés», a-t-il ajouté. «  Nous ne pouvons pas accepter la baisse de nos prix comme seul moyen pour les distributeurs de rattraper leurs parts de marché perdues face à la concurrence», a poursuivi l'agriculteur de Claveisolles. Benoît Claret. président de JA Rhône-Alpes, et producteur de lait en Ardèche, a voulu rappeler le travail de terrain mené depuis plusieurs mois déjà par les organisations syndicales. «  Nous étions aussi au Salon de l'agriculture, nous en avons profité pour faire part aux politiques de l'ensemble de nos préoccupations pour l'agriculture. Nous sentons quand même la prise de conscience partagée par les distributeurs et les transformateurs comme quoi il faut maintenant augmenter les prix pour les producteurs », a-t-il déclaré. Il a remercié le préfet Carenco qui, en provoquant cette rencontre, met la pression sur la grande distribution. « Ou l'on aboutit à un accord à 30 ou 40 euros de hausse pour 1 000 litres, ou on ira directement dans les grandes surfaces pour les chercher», a averti le président régional, qualifiant la mobilisation du jour de calme et tenue dans la bonne humeur, tel que cela était prévu.

L'urgence du moment

Engagée depuis le matin à 10 h, la discussion semblait s'éterniser pour les producteurs présents devant le siège préfectoral. Les responsables des organisations syndicales en présence ont enchaîné les prises de paroles.« Les résultats de l'enquête de l'observatoire des marges montrent clairement qui gagne le plus et on ne fait rien », a lancé Mikaël Gonin, président des JA du Rhône, faisant bien évidemment allusion aux marges confortables que s'octroie la grande distribution dans ses négociations. « La portée de cette réunion est importante, Car le préfet. c'est l'Etat», a souligné le producteur des Monts du Beaujolais.
Les attentes des producteurs sont aujourd'hui très fortes, les situations sont pour certains extrêmement fragiles, rappellent les responsables. « Nous invitons tous les producteurs et tous les transformateurs à conclure à une répercussion dès le mois d'avril de la hausse de nos charges sur le prix du lait vendu au consommateur », a revendiqué Dominique Despras.
« Nous réclamons 3 centimes de plus par litre : c'est l'urgence du moment. Les perspectives laitières sont bonnes, le marché nous tire car il manque du lait. Nous, nous avons besoin de trésorerie maintenant sur nos exploitations pour produire » a-t-il demandé, enfonçant un peu plus le clou de ce que la profession réclame maintenant depuis plus de six mois. Allant dans le même sens, Benoît Claret a voulu rappeler que la filière caprine était, elle aussi, directement concernée par cette situation.
Vers 12h30, alors que les représentants des enseignes de la grande distribution avaient pu sortir discrètement et en ordre dispersé pour ne pas se faire interpeller par les manifestants, les représentants des producteurs ont rendu les conclusions de la matinée de discussion. Un engagement écrit et signé par l'ensemble des participants contraint la grande distribution à engager avec les producteurs laitiers, ainsi qu'avec les entreprises laitières régionales « des rencontres bilatérales ». Le document stipule également l'engagement personnel du préfet à porter au niveau national « la réouverture rapide de négociations ».

 

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Visite en viticulture - mercredi 13 mars 2013

Un petit groupe de Jeunes viticulteurs du Beaujolais est parti à la rencontre de la coopération ardèchoise. Le matin ils ont pu rencontré M. André Mercier, Présient de Vignerons Ardéchois et l'après-midi ils ont visité la cave de Montfleury.

Conseil d'administration JA Rhône au siège de la MSA Ain Rhône - 12 mars 2013

A l'invitation de la MSA Ain Rhône nous avons organisé un conseil d'administration décentralisé au siège de la MSA, le mardi 12 mars 2013. Le matin après avoir été accuelli par M. Martin (Directeur) nous avons effectué l'ordre du jour. L'après-midi nous avons pu visité les locaux de la MSA.

Assemblée Générale des JA du Rhône - 22 février 2013

"Viabilité et compétitivité : nos défis pour demain."
Tel était le fil conducteur de l'assemblée générale des Jeunes agriculteurs qui s'est déroulée à la MFR de St Laurent de Chamousset

La défense, les propositions et l'animation

Depuis plus de cinquante ans, JA est force de propositions ». a rappelé dans son mot d'accueil, Mikaël Gonin, président des JA du Rhône. «Aujourd'hui, nous préservons cet héritage de réflexions et de défense qui est le fil conducteur de cette journée, mais surtout lors de toutes nos actions que nous allons mener durant l'année 2013. Certains nous taxent de « comité des fêtes», je mets ces propos sur le compte de la jalousie de quelques beaux parleurs incapables de fédérer un groupe qui proposera des solutions pour l'avenir. Syndicalisme et convivialité ne sont pas incompatibles, la preuve par les faits : par exemple, notre parcours à 1 'installation est envié par bon nombre de professions en France et en Europe». Dans la présentation du rapport moral, Bertrand Thizy, secrétaire général des JA du Rhône, a parlé de l'installation qui reste évidemment l'un des dossiers phares des Jeunes agriculteurs. « JA a la main sur 1 'installation et travaille sur le renouvellement des générations en agriculture. Notre but : installer les jeunes avec l'objectif de deux installations pour trois départs. JA mène un combat de longue haleine. Nous sommes sur tous les fronts pour améliorer l'installation. Nous sommes là pour promouvoir notre territoire et établir une ligne de conduite pour que demain le métier d'agriculteur soit une valeur en or. Alors, croyez en Jeunes agriculteurs, la génération qui propose des solutions. »

S'améliorer par la compétitivité

Cette année, les JA du Rhône ont axé le rapport d'orientation sur la compétitivité des exploitations et l'avenir de l'agriculture dans cinquante ans. Ce rapport, préparé par un groupe de jeunes issus de huit cantons, a été présenté à travers une série de sketches, avec une bonne dose d'humour comme à l'accoutumée pour pointer du doigt des dysfonctionnements et d'autres difficultés subies par les agriculteurs. Parmi les sujets évoqués, on retiendra le parcours à l'installation et la transmission des exploitations, la restructuration du vignoble du Beaujolais, les solutions pour améliorer la compétitivité, sans oublier la communication sur l'agriculture auprès du grand public. Si l'assemblée générale est toujours l'occasion de faire passer des messages sur un ton humoristique, les JA ont aussi le sens des réalités et savent faire preuve de sérieux, d'ouverture d'esprit, de détermination, voire d'obstination pour défendre leurs revendications. Et elles sont nombreuses ... Dans le rapport d'orientation, les JA du Rhône ont listé environ cinquante propositions en les regroupant autour de cinq thématiques : le renouvellement des générations, s'améliorer par La compétitivité, l'avenir des compensations financières, promouvoir son métier et nourrir le monde. En résumé « les JA ont des idées et ils comptent les concrétiser. L'installation a besoin d'une vraie politique dotée d'un budget conséquent qui, entre autres, incite les cédants à transmettre leur exploitation viable et vivable, aide à la création de société et permet surtout de former de véritables chefs d'entreprises ». De la discussion qui a suivi la présentation du rapport d'orientation, il en ressort notamment que les propositions des JA mettent l'accent sur ce qui préoccupe les jeunes dans leur travail quotidien, et en particulier sur comment valoriser leurs produits. Sur cette question, les JA préfèrent « défendre des prix rémunérateurs » plutôt que d'avoir « des revenus dépendant des subventions de la politique agricole commune».

 

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Mobilisations 2012

Directive Nitrate - 17 décembre 2012

"C'est peut-être la goutte d'eau qui va faire déborder la fosse à lisier." L'expression est de Benoît Claret, président des JA Rhône-Alpes, lors de la manifestation qui s'est tenue à Lyon, devant la direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement (Dreal), contre les nouvelles mesures de la directive nitrates.

Les programmes d'actions dans le cadre de la directive nitrate se suivent et se durcissent. Les nouvelles règles du 5e programme telles qu'elles sont définies aujourd'hui "renforcent les exigences actuelles par des mesures rigides et technocratiques qui ne tiennent pas compte des facteurs agronomiques et pédoclimatiques, variables d'un territoire à un autre", explique Benoît Claret le président de JA Rhône Alpes. Répondant à un mot d'ordre national, les JA de Rhlône-Alpes se sont fortement mobilisés pour dénoncer ce qu'ils appellent la "surenchère technocratique" et le "manque de pragmatisme" de la directive nitrates.

Cette 5e évolution de la directive ne passe pas : "ni économiquement, ni agronomiquement".

"Nous prenons en compte quotidiennement l'environnement et la protection de la qualité des eaux dans notre activité agricole. Nous avons réalisé des investissement importants pour respecter les normes qui nous sont imposées, nous avons adapté nos pratiques. Certains jeunes viennent à peine de finir leurs travaux, les investissements ne sont pas encore payés et aujourd'hui, il faudrait aller encore plus loin, investir de nouveau. Pour beaucoup ce n'est pas possible."

Pendant que les manifestants, en signe de mécontentement, remplissent de lisier un piscine montée en un temps record avec des bottes de paille et une bâche et déversent un tas de fumier devant les portes de la Dreal une délégation de responsables JA est reçue par Gilles Pelurson le directeur de la Draaf et Philippe Ledenvic, directeur de la Dreal. Le président régional Benoît Claret resituera le contexte de la manifestation et tour à tour, les jeunes agriculteurs présenteront les points qui posent problèmes. Jérôme Martin, président des JA de l'Ain, parlera de la durée et des capacités de stockage qui augmentent sans forcément de justifications réelles. Nicolas Charretier, secrétaire général de la Loire, abordera le problème des terrains en pente qui seraient exclus des surfaces épandables augmentant de surcroît la concentration des doses épandues sur les terrains restants. Maxime Méjean, président des JA Drôme, soulèvera l'interdiction de stocker au champ les déjections des élevages avicoles, alors que jusqu'à maintenant cette solution était préconisée pour éviter les risques d'incendie liés au stockage en bâtiment. Il indiquera aussi l'incohérence liée à une flexibilité du calendrier d'épandage permise aux régions de climat méditérranéen, cette zone étant limitée à la Région PACA, alors que ces mêmes contrainte existent dans le sud de la Drôme... Tous les responsables mettront en exergue les failles d'une réglementation théorique parfois loin des réalités du terrain et qui peut même s'avérer contre-productive. Les deux représentants de l'Etat, attentifs aux arguments, ont reconnu le peu de marge de manoeuvre dont ils disposent pour adapter une réglementation qui dépend de Bruxelles. Mais ils ont également assuré les responsables agricoles d'utiliser toutes les voies possibles pour faire évoluer ce qui pourra l'être, dans la mesure où ils pourront s'appuyer sur un argumentaire technique solide. En attendant, les deux directeurs régionaux ont promis de rédiger un courrier qui sera signé par le préfet de Région et envoyé à l'attention des deux ministères concernés. Il viendra certainement rejoindre et conforter celui des autres régions qui auront manifesté, ce jour-là, pour les mêmes raisons.

 

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Manif Criel 16 novembre 2012

JA s’invite et rappelle

Vendredi 16 novembre, nous nous sommes invités à l’Assemblée Générale du CRIEL !

Le but de notre action : Rappeler à nos entreprises présentes dans la salle (entre autre Lactalis et Sodiaal) que la situation de nos exploitations est insupportable surtout en étant JA. Mais aussi que la fin des quotas arrive à grand pas, et que les dossiers sur la cessibilité des contrat de nos exploitations, la gestion des volumes, etc. doivent avancer. Oui, nous devons travailler ensemble. De plus JA tient à être force de proposition pour défendre les intérêts des producteurs de lait et La situation est urgente, nous demandons une revalorisation du lait pour la bonne raison de la hausse des charges qui menace nos fermes. 

Nous n’avons pas ou peu obtenu de réponse, mais cette action a eu au moins le mérite d’avoir déranger certaines personnes et de remettre chacun face à ses responsabilités.

A l’issue de cette action, SODIAAL et JA Rhône ont convenu d’une rencontre afin d’expliquer cette conjoncture et travailler ensemble sur l’avenir de la filière laitière. J’invite donc tous les Jeunes agriculteurs sociétaire de SODIAAL à être présent à celle-ci le lundi 26 novembre à 20h30 à la Maison des Agriculteurs à la Tour de Salvagny.

Merci à tous les Jeunes Agriculteurs présents pour leur mobilisation.

 

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Mobilisation lait octobre 2012

Après les décisions de certaines coopératives et entreprises laitières différentes actions ont été menées sur le département.
Tout d'abord la rencontre avec différentes grandes surfaces du département s'organise. Mikaël Gonin, Président des Jeunes Agriculteurs a quant à lui écrit une lettre à l'attention du Président de Sodiaal (voir ci-après)

A l'attention de la coopérative SODIAAL

Monsieur le Président,

C’est avec stupeur et désolation que nous avons eu connaissance de votre volonté de ne pas respecter les accords « prix du lait » consentis au CRIEL. Vous justifiez cette décision sur le fait que SODIAAL valorise mal ses produits et que sa trésorerie est dans le rouge.

Je me permets de vous rappelez que les exploitants ne sont pas mieux lotis, et qu’il va falloir perdre cette fâcheuse habitude de ponctionner les producteurs pour clôturer les comptes d’une entreprise. Il me semble que les coopératives sont nées dans le but : « de faire prospérer » et même développer les exploitations, sur leurs territoires.

Votre dernière décision remet en cause ces valeurs fondamentales et relance même le débat des OP dans les coopératives. Il faudra bien que les sociétaires y retrouvent leurs intérêts. Les JA sont convaincus du rôle stratégique des coopératives dans la filière, mais nous devons ensemble tirer dans le même sens.

Par exemple, une augmentation de capital des sociétaires de 5 euros / 1000L ne serait-elle pas plus judicieuse qu’une baisse du prix ? C’est pour cela que nous vous demandons le tenue d’une assemblée générale extraordinaire à laquelle nous aborderons plusieurs points tels que :
- la stratégie à moyen et long termes de l’entreprise.
- les besoins financiers et la trésorerie de l’entreprise.
- l’avenir des coopératives en difficultés.
- la restructuration de la filière et les alliances inter-coopérative.

Personnellement, je crois au lien sacré entre syndicalisme et coopération. 2015 approche à grand pas, alors que la restructuration du secteur laitier piétine. Passons outre les querelles du passé et regardons loin devant pour être encore là à l’avenir.

 Mikaël Gonin
Président des Jeunes Agriculteurs du Rhône

 

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Congrès Jeunes Agriculteurs à Pontarlier - Doubs - 5, 6 et 7 juin 2012

Lors du 46e congrès des Jeunes Agriculteurs à Perpignan, une délégation de 5 Ja du Rhône plus l'animatrice était présente. Cette délégation comprenait d'ailleurs 3 "novices" en la matière. Pour eux ce fût une bonne expérience surtout que c'était une année élective. De nombreuses rencontres inter-région, du travail mais aussi de la joie, de la bonne humeur et toujours le côté festif JA.

 

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Assemblée Générale Jeunes Agriculteurs Rhône - 2 mars 2012

Comme chaque année à la même époque les Jeunes Agriculteurs du Rhône ont fait leur Assemblée Générale. Cette année elle se tenait à Ronno le 2 mars, le matin en Huis Clos et l'après-midi en séance plénière. Ce sont près de 70 JA qui étaient présents le matin afin de débattre entre autres sur l'actualité avec la présence de Thomas Diemer, administrateur des Jeunes Agriculteurs nationaux. L'après-midi, place au rapport d'orientation "Repérer, avant de transmettre pour installer", l'installation un dossier phare des Jeunes Agriculteurs. A l'aide d'une table ronde ou était rassemblé : Nicolas Laurent, Hervé Cizeron, Thomas Diemer, Dominique Despras, Max Vincent etRené Pontet ; les jeunes agriculteurs ont proposé plusieurs pistes pour favoriser la transmission et donc l'installation de jeunes.

 

 

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